a black and white photo of a woman with tattoos on her chest

Pour choisir un implant, on compare essentiellement sur ces axes :

  1. Forme (rond vs anatomique)
  2. Contenu (gel de silicone vs solution saline)
  3. Surface (lisse vs texturée vs micro/nanotexturée)
  4. Position (sous-glandulaire vs sous-musculaire / dual-plane)

Nous allons comparer ces options selon différents critères : rendu visuel, toucher, risque de complications, mobilité, longévité, adaptation aux morphologies, etc.


1. Forme : rond vs anatomique (forme en goutte d’eau)

Critère Implant rond Implant anatomique (goutte)
Rendu visuel Volume uniformément réparti, accent sur la partie supérieure du sein (plus de galbe en haut) Forme plus naturelle : plus de projection en bas, moins sur le dessus
Aspect “décolleté” Plus prononcé, effet plus “présentable” Plus discret, aspect plus doux et équilibré
Risque de rotation Rotation sans effet visible (symétrie) Si rotation de l’implant, la forme change visiblement — nécessite une réintervention
Adaptation morphologique Convient à beaucoup de morphologies, surtout si on souhaite un effet plus visible Idéal pour les poitrines fines ou les patientes cherchant un rendu très naturel
Complexité chirurgicale Moins de contraintes au niveau de l’orientation Positionnement plus exigeant pour éviter rotation ou mauvaise orientation
Préférences des patientes Souvent choisie quand on cherche un volume plus marqué Choisie par celles qui veulent un résultat discret mais harmonieux

👉 En pratique, si la patiente souhaite un sein visible ou un effet “galbe”, l’implant rond est souvent choisi. Si elle cherche un aspect naturel et discret, l’anatomique est une excellente option (avec le risque de rotation bien évalué).


2. Contenu : gel de silicone cohésif vs solution saline

Critère Gel de silicone cohésif Solution saline
Toucher Très proche du tissu mammaire naturel, souple Moins naturel, parfois un effet de vague si trop soumis à pression
Risque en cas de fuite / rupture Le gel reste cohésif, risque réduit de fuite externe Le sérum se résorbe, mais l’implant perd de son volume visiblement
Réglementation / popularité Très courants, bien documentés, largement utilisés Moins utilisés de nos jours dans de nombreuses régions
Aspect esthétique Meilleur rendu, moindre risque de plis visibles Plus risqué aux contraintes de pression ou de variation de volume
Sécurité Haute sécurité avec les gels cohésifs “5ᵉ génération” Sécurité acceptable mais moins de stabilité structurelle

👉 Le gel de silicone cohésif est aujourd’hui la solution de référence pour la plupart des chirurgiens, car il balance toucher naturel, sécurité et durabilité.


3. Surface : lisse vs texturée vs micro/nanotexturée

Critère Surface lisse Surface texturée Micro-/nano-texture
Mobilité de l’implant Libre, moins de friction avec les tissus Adhésion accrue, moins de déplacement Tentative d’équilibre : fixité légère sans excès d’adhésion
Risque de coque (capsule fibreuse) Lisse peut favoriser la formation de coques dans certains cas Surface texturée peut réduire ce risque (mais débat existe) Surface intermédiaire pour minimiser les deux extrêmes
Dissection chirurgicale Technique plus simple, moins de contraintes sur les tissus Nécessite plus de précision pour éviter les irrégularités Nouvelle génération visant à combiner les bénéfices
Attrait dans le corps Moins d’adhérence, parfois mouvements légers Meilleure “stabilisation” locale Un compromis moderne

👉 Les surfaces texturées ont longtemps été privilégiées pour leur meilleure fixation, mais avec la montée des préoccupations (coque, BIA-ALCL), les surfaces micro/nanotexturées sont de plus en plus étudiées comme compromis.


4. Position de l’implant : sous-glandulaire vs sous-musculaire / dual-plane

Critère Sous-glandulaire Sous-musculaire / dual-plane
Résultat visuel rapide Le volume est visible immédiatement, galbe placé haut Plus naturel, progressif, le muscle “cache” la partie supérieure dans certaines morphologies
Douleur post-opératoire Généralement moins douloureux Douleurs plus marquées car muscle soulevé / manipulations musculaires
Risque de “sein qui flotte” ou affaissement Si peu de tissu mammaire, l’implant peut être visible ou trop “posé” Meilleure tenue dans le temps, moins d’effet affaissé
Candidats idéaux Patientes avec un peu de tissu mammaire existant Patientes très minces, peu de glande, peau fine
Technique de pose plus exigeante Moins de contraintes chirurgicales Le dual-plane permet un compromis : partie supérieure sous-musculaire, partie inférieure sous-glandulaire
Risques de complications Risque de plis plus visibles, moins de “coussin musculaire” Risque de déformation avec contraction musculaire, plus d’inconfort initial

👉 Le choix dépend beaucoup du profil de la patiente : morphologie, quantité de tissu mammaire existant, attentes de volume, tolérance à la douleur.


5. Comparatif résumé et recommandations selon les profils

Voici un tableau synthétique avec recommandations selon le type de patiente et ses priorités :

Profil / priorité Forme recommandée Contenu Surface Position
Femme fine, peu de tissu mammaire, veut un rendu naturel Anatomique Gel cohésif Micro/nanotexturé Sous-musculaire ou dual-plane
Femme cherchant un sein plus visible / “décolleté” marqué Rond Gel cohésif Lisse ou microtexture Sous-glandulaire (si tissu suffisant) ou dual-plane
Patiente prudente face aux risques de rupture Rond ou anatomique Gel cohésif Microtexture Sous-musculaire pour plus de couverture
Cas de révision ou remplacement Selon ce qui existait, mais privilégier la sécurité Gel cohésif de nouvelle génération Micro/nano Dual-plane si possible

6. Cas pratiques illustratifs

  • Patiente A, 28 ans, silhouette fine, poitrine A, souhaite +1 ou +1,5 bonnet, veut quelque chose de naturel.
    → Implant anatomique, gel cohésif, microtexture, position sous-musculaire (ou dual-plane).
  • Patiente B, 35 ans, silhouette plus pleine, un peu de tissu mammaire existant, veut un bon effet “décolleté”.
    → Implant rond, gel cohésif, surface lisse ou microtexture, position sous-glandulaire ou dual-plane.
  • Patiente C, remplace un implant ancien, préoccupée par les risques de coque ou d’anciennes surfaces texturées.
    → Nouvel implant de gel cohésif moderne, microtexture, position selon l’état des tissus (souvent dual-plane).

A se rappeler
Le “meilleur” implant n’existe pas universellement : il dépend de la morphologie, du niveau de tissu mammaire existant, des attentes esthétiques, et du confort que la patiente est prête à accepter (douleurs, risques, maintenance).

  • Les implants ronds sont plus audacieux, mais moins “naturels” dans certaines morphologies.
  • Les implants anatomiques offrent un résultat dissimulé, mais exigent plus de précision.
  • Le gel cohésif est aujourd’hui le standard pour sa sécurité et son rendu.
  • Les surfaces micro/nanotexturées cherchent à équilibrer mobilité et stabilité.
  • La position sous-musculaire ou dual-plane est souvent préférée pour les poitrines fines ou les patientes exigeantes en naturel.

 

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